Pourquoi un site bon marché revient cher
Modèles tout faits, lenteur, abonnements qui ne servent à rien : ce qu'un site « pas cher » coûte vraiment, et comment calculer le prix qui se justifie.

Un site à 500 francs existe. Il est parfaitement possible d’en avoir un en ligne demain, avec un thème acheté et trois soirées de travail. La question n’est pas de savoir s’il est possible. C’est de savoir ce qu’il vous coûte ensuite.
Nous écrivons cet article en sachant que nous vendons des sites. Vous avez donc le droit d’être méfiant. C’est pour cette raison que vous ne trouverez ci-dessous aucune statistique inventée : seulement un calcul que vous pouvez faire avec vos propres chiffres, et les questions à poser à celui qui vous fera une offre, nous compris.
Ce que vous achetez réellement à ce prix
Un site à quelques centaines de francs est presque toujours :
- Un modèle tout fait, vendu à qui le veut. Rien ne garantit qu’aucun de vos concurrents genevois ne l’ait choisi avant vous, et vous n’avez aucun moyen de le savoir à l’avance.
- Lent, parce qu’un thème générique embarque des dizaines de fonctions dont vous n’utiliserez jamais aucune. Vous pouvez le vérifier en trente secondes : tapez l’adresse d’un site dans PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google.
- Écrit par vous, en général la veille de la mise en ligne, parce que personne n’a prévu de temps pour cela dans le prix.
- Sans réponse à la seule question qui compte : que doit faire le visiteur une fois arrivé, et qu’est-ce qui l’y pousse.
Le vrai sujet n’est pas l’abonnement
On lit souvent qu’il faut fuir les sites vendus avec un abonnement mensuel. C’est un raccourci, et il est faux.
Un site doit être hébergé, sauvegardé, mis à jour et surveillé. Cela coûte quelque chose, chaque mois, à celui qui le fait. Quelques dizaines de francs par mois pour ce travail est un prix normal. Le nôtre commence à vingt-cinq francs pour l’entretien seul, et monte quand nous prenons aussi en charge vos contenus ou votre visibilité : tout est détaillé sur notre page des tarifs, abonnement par abonnement.
Le problème n’est pas de payer tous les mois. Le problème, ce sont les trois choses suivantes :
- Un abonnement qui ne recouvre aucun travail. Vous payez, et rien ne se passe. Aucune mise à jour, aucune sauvegarde vérifiée, aucun rapport.
- Un abonnement dont vous ne pouvez pas sortir, parce que le nom de domaine est au nom de l’agence, ou que le site ne fonctionne que sur sa plateforme.
- Un abonnement dont le total dépasse le prix du site en deux ans, sans que personne vous l’ait dit au moment de signer. Soyons honnêtes : le nôtre le dépasse aussi dès que vous prenez un suivi complet. La différence tient en une ligne, et c’est toute la question de cet article : ce total est écrit sur notre page des tarifs, pas découvert au vingt-quatrième prélèvement.
Avant de signer quoi que ce soit, posez trois questions : à quel nom est déposé le domaine, ce que contient exactement l’abonnement, et ce qui se passe le jour où vous partez. Si les réponses sont floues, c’est la réponse.
Le calcul, avec vos chiffres et pas les nôtres
Personne ne peut vous dire combien de clients vous perdez, parce que personne ne connaît votre marge. Faites-le vous-même, en quatre lignes :
- Combien de personnes ouvrent votre site chaque mois ? Le chiffre est dans votre outil de mesure d’audience. Si vous n’en avez pas, c’est déjà une information.
- Combien vous contactent ? Appels, messages, formulaires. Comptez sur un mois.
- Combien de ces contacts deviennent clients, et combien vous rapporte un client sur une année ? Vous êtes le seul à le savoir.
- Multipliez ce taux par ce que vous rapporte un client sur une année, puis divisez par douze. Vous obtenez ce que vaudrait pour vous un seul contact supplémentaire par mois, exprimé en francs par mois.
Comparez ce montant à ce que le site vous coûte réellement chaque mois, et pas au seul prix de création : il faut compter le prix de création étalé sur douze mois, plus l’abonnement d’entretien. C’est cette addition-là que la plupart des devis vous laissent faire tout seul. Si un contact supplémentaire par mois vaut plus que ce total, la question du prix est réglée. Si votre marge par client ne le permet pas, elle ne l’est pas, et il faut le dire aussi.
Ce calcul ne tient pas pour tout le monde. Si votre carnet est plein pour deux ans, si vous travaillez uniquement en sous-traitance, ou si vos clients ne vous cherchent jamais en ligne, un site simple suffit largement. Nous vous le dirons.
Les trois questions à poser avant de signer
- Le site est-il construit sur mesure ou monté sur un modèle ? Demandez un test PageSpeed Insights de leurs dernières réalisations, pas de leur propre site.
- Qui écrit les textes ? Si la réponse est « vous nous les envoyez », le prix annoncé ne comprend pas le travail qui décide du nombre de demandes que vous recevrez.
- Que se passe-t-il après la mise en ligne ? Un site sans mesure, sans mise à jour et sans évolution est un site qui vieillit à partir du premier jour.
Posez-nous ces trois questions aussi. Nos réponses sont sur la page des tarifs, écrites avant que vous n’appeliez.
Le prix d’un site n’est pas ce que vous payez pour l’avoir. C’est ce qu’il vous fait gagner, ou perdre, chaque mois.
Dites-nous ce que vous voulez obtenir.
Décrivez votre activité et votre objectif en quelques lignes. Vous recevez une réponse écrite sous 48 heures ouvrées, avec nos premières pistes et ce que nous ferions en premier. Le devis chiffré vient après l'entretien.
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